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Le Groupe d’Immuno-Oncologie d’Unicancer

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PROMOUVOIR ET DÉVELOPPER DES PROGRAMMES DE RECHERCHE INNOVANTS ET STRATÉGIQUES DANS LE DOMAINE DE L’IMMUNO-ONCOLOGIE.

ASCO 2022

A non-inferiority randomized phase III trial of standard immunotherapy VS. reduced dose intensity in responding patients with metastatic cancer: MOIO study

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Descriptif

Créé en 2016, le groupe d’immuno-oncologie d’Unicancer (GIO) incarne le désir puissant d’Unicancer de jouer un rôle majeur dans la recherche sur l’immunothérapie des cancers. Ce groupe, qui rassemble des chercheurs et cliniciens renommés travaillant dans les domaines de l’immunologie et de l’oncologie, offre un cadre pour des échanges riches. Le GIO s’intéresse aux inhibiteurs de checkpoint et à leur association avec la radiothérapie, la chimiothérapie ou des traitements ciblés. Le périmètre de recherche de ce groupe s’étend aussi à d’autres agents d’immunothérapie susceptibles d’améliorer la prise en charge des patients (thérapie cellulaire, allogreffes, vaccins thérapeutiques).

Le GIO, en tant que groupe transverse, interagit étroitement avec les autres groupes d’experts d’Unicancer, regroupant leurs réseaux respectifs ainsi que leur expertise biologique, méthodologique et technique, avec pour objectif de mener des études cliniques innovantes et stratégiques avec une forte composante translationnelle, de manière standardisée.

Un groupe de travail biologie au sein du GIO est consacré à la définition et à la coordination d’un programme stratégique de collecte et de valorisation d’échantillons biologiques. Des groupes d’expertise pourront aussi être mis en place selon les besoins et les ambitions spécifiques du groupe.

5 essais cliniques en cours

Environ 700 patients inclus dans des essais financés par Unicancer

6 communications lors de congrès internationaux, dont 4 communications orales

Chiffres 2020

Gouvernance

Le GIO agit sous la gouvernance d’un comité directeur composé de membres issus de diverses spécialités (oncologues médicaux, anatomopathologistes, biologistes, statisticiens, etc.) et ayant une expérience pertinente de l’immunothérapie anticancéreuse et de l’immunologie tumorale. Ses membres représentent les diverses institutions (FCCC, hôpitaux universitaires, centres privés) participant aux essais cliniques et à la définition de la stratégie du groupe.

Les principales missions du comité directeur sont de :

  • Définir les orientations stratégiques, lancer et organiser des programmes de recherche innovants dans le domaine de l’immuno-oncologie
  • Évaluer les propositions d’étude avant leur validation, conformément aux procédures habituelles d’Unicancer
  • Valider la valeur scientifique des études
  • Proposer et construire des essais cliniques/études auxiliaires/enquêtes prospectifs ou des études rétrospectives
  • Promouvoir la participation de tous au travail coopératif
  • Mener des études cliniques nationales et internationales en immuno-oncologie
  • Identifier et faire participer en amont tous les experts à la conception des études

Orientations stratégiques

Priorités stratégiques :

  • Développer des programmes d’immunothérapie innovants donnant aux patients accès à de nouvelles thérapies
  • Développer et évaluer des stratégies thérapeutiques impliquant des médicaments d’immunothérapie 
  • Identifier les biomarqueurs associés à une réponse thérapeutique pour mieux cibler le traitement sur les répondeurs potentiels et rationaliser les associations de traitements
  • Mieux comprendre les mécanismes de la résistance au traitement, qu’elle soit innée ou acquise
  • Décrire la toxicité liée au traitement à long terme en conditions réelles et identifier les facteurs de risque associés par le biais de larges études de cohorte menées à l’échelle nationale
  • Promouvoir le développement d’immunothérapies dans des indications orphelines

Projets phares

Projet MOIO 

MOIO est un essai de non-infériorité de phase 3 multicentrique, randomisé et contrôlé en ouvert, portant sur un schéma posologique d’immunothérapie (IO) d’intensité réduite par rapport au schéma IO standard chez les patients présentant une tumeur métastatique (cancer du poumon, cancer du rein (sauf les patients ayant un score pronostic IMDC favorable sous combinaison IO/TKI), cancer de la tête et du cou, cancer de la vessie, cancer du sein triple négatif, cancer de Merkel, mélanome, ou carcinome hépatocellulaire) en réponse partielle ou complète (sauf les patients mélanome en réponse complète) après 6 mois de traitement d’IO standard (en monothérapie ou initialement en association avec une autre immunothérapie ou chimiothérapie ou association continue avec le pémétrexed ou le bevacizumab ou un inhibiteur de la tyrosine kinase).

Un nombre total de 646 patients sera randomisé 1:1 dans les 2 bras (bras expérimental : Posologie d’intensité réduite d’IO » vs. Bras Contrôle: IO Standard).  Le recrutement des patients débutera en janvier 2022 pour une durée de 36 mois.

Si l’hypothèse de non infériorité de la survie sans progression avec une réduction de la dose intensité de l’Immunothérapie est vérifiée, pour des patients en rémission partielle ou complète après 6 mois d’immunothérapie standard, cela pourrait remplacer le traitement standard et avoir un impact médico-économique positif permettant une diminution des coûts du traitement et de la toxicité et une meilleure qualité de vie des patients. Ces nouvelles modalités d’administration pourraient également diminuer l’encombrement des hôpitaux de jour.

Programme d’immunothérapie ACSE

En 2017, sous l’égide du programme AcSé (accès sécurisé) de l’INCa, Unicancer a lancé AcSé immunothérapie, des essais jumeaux visant à évaluer des traitements anti-PD1 (nivolumab et pembrolizumab) chez 650 patients atteints de cancers rares spécifiques. La coordination scientifique est assurée par le Pr Aurélien Marabelle et le Pr. Christophe Massard du département innovation, thérapeutiques et essais précoces (DITEP) de l’institut Gustave Roussy, avec le soutien des groupes du réseau cancer rare de l’INCa. L’institut national français du cancer (INCa), la Ligue Nationale contre le cancer et nos partenaires industriels (Bristol-Myers Squibb et MSD France) fournissent les traitements et le soutien financier.
Ces études « panier » de phase II fournissent à des patients souffrant de cancers spécifiques rares, métastatiques ou localement avancés, pour lesquels aucune autre option thérapeutique standard ou expérimentale n’est disponible, un accès à des inhibiteurs du checkpoint immunitaire. Les objectifs de ces études sont d’évaluer l’efficacité et la sécurité d’emploi du traitement dans chaque cohorte et d’identifier des facteurs prédictifs de réponse.

Acsé nivolumab :

269 patients déjà inclus

6 cohortes

  • Carcinome rénal à cellules non claires
  • Cancer rare de la tête et du cou
  • Cancer rare de la peau
  • Cancers non-colorectaux avec instabilité des microsatellites
  • Cancer du pénis
  • Cancers avec mutation du gène POLE

AcSé pembrolizumab :

334 patients déjà inclus

7 cohortes

  • Sarcome rare
  • Cancer ovarien rare
  • Lymphomes primitifs du système nerveux central
  • Cancer rare de la thyroïde
  • Cancer neuroendocrinien malin rare
  • Cancer des cellules germinales
  • Lymphome à cellules NK/T

Fin des inclusions en décembre 2020

Les premiers résultats pour les cohortes Sarcome et POLE ont été présentés lors du congrès de 2020 de l’ESMO (communications orales).

AcSé CIBLE : Programme ancillaire

Ce programme ancillaire propose d’adopter une approche plus pragmatique de la question des biomarqueurs dans l’immunothérapie, en se concentrant sur des facteurs susceptibles de constituer des contre-indications au traitement par antagonistes de PD-1, pour permettre aux cliniciens d’identifier à l’échelle individuelle les patients qui ne tireront pas de bénéfice à une immunothérapie par anti-PD-1. 

Une analyse multi-paramétrique des caractéristiques cliniques, biologiques et radiologiques des patients du programme AcSé traités par anti-PD-1 (nivolumab ou pembrolizumab) sera réalisée afin d’identifier une association de facteurs fortement corrélée à un échec précoce du traitement par le nivolumab ou le pembrolizumab. 200 patients des deux essais AcSé seront regroupés et analysés ensemble (« cohorte découverte »), indépendamment du type de tumeur, afin de développer une signature ou une combinaison de marqueurs prédictive de l’échec du traitement. La fiabilité de cette signature pour prévoir l’issue clinique sera testée chez le reste des patients inclus au programme AcSé en plus des 200 premiers patients (« cohorte de validation »).

Ce projet ancillaire fournira des outils cliniques pratiques pour réserver la prescription de ces traitements coûteux aux patients pour lesquels des bénéfices sont attendus, tout en empêchant l’exposition de patients sans espoir que l’immunothérapie soit efficace à des événements indésirables immunologiques. De plus, les résultats de ce travail collaboratif mettront en lumière de nouvelles voies biologiques responsables de la résistance primaire aux anti-PD1 et identifieront de nouvelles cibles thérapeutiques potentielles de l’immunothérapie anticancéreuse.

Pour aller plus loin

Découvrez le programme AcSé

Comment proposer un projet de recherche ?

Toute personne spécialisée dans l’immuno-oncologie peut proposer une étude. Le comité directeur du GIO dispose de tous les experts qui peuvent vous aider à développer votre projet.

Les critères d’acceptation/refus d’une étude/d’un essai à développer au sein du GIO sont transparents :

  • Adéquation ou non à la stratégie du groupe,
  • Innovation et originalité,
  • Faisabilité médicale, technique et financière.

Circuit pour le développement de nouveaux tests/études 

Pour nous écrire :
La proposition doit être rédigée sous la forme d’un synopsis, adressé par e-mail au responsable du programme clinique d’Unicancer

Le synopsis doit comprendre : titre et acronyme, objectifs, critères d’évaluation, critères d’inclusion et d’exclusion, plan de l’étude, traitements à l’étude s’il y a lieu, contexte scientifique, hypothèses statistiques, coûts estimés (si disponibles) et type de soutien financier envisagé.

Le synopsis peut être rédigé en anglais.

Les propositions restent confidentielles au sein du comité directeur du GIO. Tous les membres ont signé un accord de confidentialité.

Le responsable du projet sera invité à présenter sa proposition lors d’une réunion du comité directeur.

Après validation, l’essai peut être mis en place avec l’aide de l’unité projet R&D d’Unicancer.

Partenaires :

  • Entreprises pharmaceutiques comme MSD, MERCK, ASTRAZENECA et BMS, qui fournissent des traitements expérimentaux et des financements pour réaliser les essais cliniques.
  • LNCC, Fondation ARC, INCa

Membres GIO

Programmes phares